Découvrez les particularités du marché le plus important du Maghreb.

L'Algérie premier marché du Maghreb

Située au carrefour de trois mondes, méditerranéen, arabe et africain, l’Algérie occupe une position géographique stratégique. Elle est aujourd’hui la troisième économie de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Les villes principales, les terres agricoles, et l’activité industrielle sont concentrées au Nord. Au Sud, le Sahara est une région riche en ressources naturelles et en hydrocarbures. L’Algérie est indéniablement une terre d’opportunités.

  • 44,6 millions d’habitants (2022)
  • 3 638 PIB/ Habitant (USD courants, 2022)
  • Taux d’alphabétisation : 90,5%
  • 70% population urbaine
  • Langues officielles : arabe et tamazight. Le français est parlé par 11 millions de personnes et d’usage universel dans le monde des affaires
  • Dinar algérien : 1 € = 150.5 DA (Mai 2022)
  • Inflation : 7,2%
  • Taux de chômage : 13,4%

Infographie démontrant que l'Algérie est le premier marché agroalimentaire


Principal partenaire de l'Algérie : L'Union Européenne

L’UE représente 49,2% des importations et 68,3% des exportations algériennes. En 2017 a été lancé un programme de coopération algéro-européen appelé : Programme d’Action pour le Développement Rural et de l’Agriculture en Algérie (PAP-ENPARD-Algérie). D’un montant de 20 millions d’euro financé à parts égales entre l’Algérie et l’Union Européenne, le programme vise à appuyer la stratégie de diversification de l’économie algérienne et de redynamisation des territoires ruraux par des activités productives en vue de l’augmentation des revenus et de l’emploi.

C’est pourtant la Chine le 1er fournisseur de l’Algérie (16%), devant la France (10,5%), l’Italie (9,4%), l'Espagne (7,6%), l’Allemagne (6,6%), les États-Unis (5,3%), la Turquie (4%), l'Argentine (2,5%), la République de Corée (2,3%), le Brésil (2,2%).


Le marché agroalimentaire algérien

Top 5 des pays fournisseurs

  • Brésil
  • Nouvelle-Zélande
  • France
  • Pays-Bas
  • Espagne


Top 5 des pays importateurs

  • Mauritanie
  • Jordanie
  • France
  • Turquie
  • Espagne

Quelques chiffres importants :

L’Algérie est le troisième pays importateur de F&B au sein du continent africain, pour un total de 2 872 711 millions d’euros.

Coté alimentaire :

  • Les revenus du marché de l'alimentation s'élèvent à 10 775 millions d'euros en 2022.
  • Le segment le plus important du marché est celui de la confiserie et des snacks, avec un volume de marché de 2 402 millions d'euros en 2022.
  • Sur le marché de l'alimentation, 1,8 % du revenu total sera généré par les ventes en ligne d'ici 2022.


Coté boisson :

  • Le revenu du marché des boissons non alcoolisées s'élève à 1 886 millions d'euros en 2022.
  • Le segment le plus important du marché est celui des boissons gazeuses avec un volume de marché de 1 383 M€ en 2022.
  • Le revenu du marché des boissons chaudes s'élève à 2 642 millions d'euros en 2022. Le marché devrait connaître une croissance annuelle de 0,61% (CAGR 2022-2025).
  • Le segment le plus important du marché est celui du café, avec un volume de marché de 2 147 millions d'euros en 2022.

L’alimentation représente en moyenne 42% du budget des ménages algériens, et concerne essentiellement des produits de base peu transformés. En effet, le Gouvernement maintient les produits de première nécessité que sont le sucre, l’huile de graines, la baguette, la semoule et le lait pasteurisé en sachets, à des niveaux de prix très bas en « administrant » leur prix. Ainsi leur consommation reste très élevée. Cependant, il faut également prendre en compte le développement d’une certaine classe moyenne, plus exigeante sur la qualité, la disponibilité et la praticité des produits qu’elle consomme. Une classe plus fortunée recherche des produits encore plus raffinés avec des spécificités algériennes et musulmanes.

Le secteur agroalimentaire algérien aurait la possibilité d’évoluer bien plus rapidement si la distribution moderne était elle-même suffisamment développée. Si les grosses et moyennes entreprises se modernisent, beaucoup de petites sociétés ne maîtrisent pas les process, la traçabilité, le conditionnement, les normes internationales, ou les procédures bancaires et fiscales. Les IAA doivent parfois gérer elles-mêmes leurs réseaux de distribution. Elles apportent de l’aide directement à leurs grossistes pour qu’ils s’équipent. La chaine du froid par exemple n’est pas maîtrisée dans tous les secteurs, certaines entreprises de glaces équipent donc elles-mêmes leurs grossistes de congélateurs.

L’objectif premier de l’Algérie est aujourd’hui de développer la production locale pour améliorer le taux d’autosuffisance en produits de large consommation. Dans un second temps, et lorsque cette production répondra aux normes internationales, les entreprises algériennes pourront donc se mettre à exporter. Il existe aujourd’hui une demande en Europe pour certains produits typiquement algériens, ouvrant de nouvelles opportunités à de grands groupes algériens, déjà prêts à exporter.

Depuis plus de 15 ans, Djazagro se met au service des IAA algériennes pour leur permettre de trouver des fournisseurs étrangers d’équipements et d’intrants prêts à les accompagner dans leur croissance.